TDAH ou l’enfer du choix

Publié le 19 juillet 2026 à 15:36

Depuis des années, des mois, des jours, ma tête est à l’image d’un arbre généalogique déstructuré. Les racines sont multiples, indépendantes les unes des autres, certaines évoluent à gauche, d’autres à droite, quelques-unes se dressent vers le Nord, beaucoup s’emmêlent, s’entremêlent. Certaines meurent en chemin, parfois les plus vivaces engendrent des bourgeons. Je les sens grandir, vivre, j’ai l’espoir d’y trouver ma voie. Puis, brusquement, je ne sais par quelle stratégie maligne, une branche sortie de nulle part vient percuter mon petit bourgeon et l’envoie valser, l’amène à s’autodétruire en une fraction de seconde. Et rebelote. Pousse, repousse, mort.

Le choix est Sisyphe, jamais décisif. 

J’ai toujours pensé que tous les cerveaux de tous les humains se manifestaient de la même manière. Jusqu’aux reproches, critiques, quolibets, conseils aveuglés reçus comme des scuds assassins tout au long de ma vie. 

Je déteste m’ennuyer. Plutôt, je déteste être coincée dans une situation d’ennui.  Et l’ennui est souvent rapide, parfois sournois, toujours au bout du chemin. 

 

Ajouter un commentaire

Commentaires

Il n'y a pas encore de commentaire.