TDAH ou l’enfer du choix
Depuis des années, des mois, des jours, ma tête est à l’image d’un arbre généalogique déstructuré. Les racines sont multiples, indépendantes les unes des autres, certaines évoluent à gauche, d’autres à droite, quelques-unes se dressent vers le Nord, beaucoup s’emmêlent, s’entremêlent. Certaines meurent en chemin, parfois les plus vivaces engendrent des bourgeons. Je les sens grandir, vivre, j’ai l’espoir d’y trouver ma voie. Puis, brusquement, je ne sais par quelle stratégie maligne, une branche sortie de nulle part vient percuter mon petit bourgeon et l’envoie valser, l’amène à s’autodétruire en une fraction de seconde. Et rebelote. Pousse, repousse, mort.