Reconnexion

Publié le 23 janvier 2026 à 13:50

Reconnexion

Souvenez-vous de ces périodes ou moments intensément vides de sens, d’émotions, d’énergie. Peut-être cette non sensation d’être s’est-elle effacée, tapie, reléguée au fond d’un tiroir grinçant de votre tête ?

Mal huilés les gonds de ce tiroir, mal fermé cet obscure fourre-tout de notre histoire que l’on aimerait oublier...

Après une léthargie sans fin, une paralysie mentale, physique, vitale de plus d’une année, j’ai refermé ce tiroir aux alouettes, cette valise de Pandore, ce pot-aux-moroses.

 

D’un coup, comme un pied au cul, ce coma interne ferme son bec, retourne au panier, se tapie dans l’ombre de mes pensées, se repose d’avoir tant chercher à m’épuiser. Avoir la vue sans vouloir regarder, l’ouie sans accepter d’écouter, le goût sans pouvoir savourer, le toucher sans oser s’approcher, l’odorat sans plus pouvoir renifler les délices printaniers.

 

D’un coup, je vous le dis, une rencontre, un déclic, un élan de vie, c’est reparti. Cette pulsion, ce regain d’envie, mieux vaut la dresser, lui parler, la canaliser. Quel est mon but, ma mission, ce qui m’appelle ?

S’éparpiller, mon cerveau connaît, s’ennuyer vite, bordel, j’en fais les frais, butiner dans l’agitation, une patte sur la lavande, son odeur m’appelle, l’autre sur une valériane rouge, sa couleur m’émerveille, le pif en même temps sur une fleur goûteuse de cerisier… Ouh lala, petite folle, tu te prends pour une abeille, tu veux collecter le pollen, le nectar, la résine et l’eau en même temps. Ecoute-moi sombre godiche, contrairement à toi, l’abeille est patiente, organisée, concentrée sur son travail qui pour sûr sera bien fait. T’as qu’à voir !!!

 

Ding Dong, remets ta pendule à la bonne heure, règle ton "cocotte-minute" sur le bon timing !

Bon, j’ai compris, merci. Tout ça pour en revenir à la Re-Connexion entre soi et moi, toi et soi, moi et soi.

 

Ma mission, celle qui cogne à ma caboche depuis des décennies : « Hey Ho, y’a quelqu’un? Ouh ouh, tu vas m’écouter au lieu de t’emplafonner depuis toutes ces années ? Ecris me dit-elle, raconte, vibre au son des mots, palpite au gré des histoires vraies ou romancées qui s’agitent et se cognent les unes aux autres sans être couchées là sur ton papier.

 

Aujourd’hui, je me suis reconnectée et Oeuf Cocotte est le premier pas vers la reconnexion.

Pour vous, pour moi, pour nous.

 

Merci de m’avoir lue :))

 

NB. Cette image est faite de photos que j’ai prises au Guggenheim, que j’ai découpées puis recollées pour illustrer la solitude dans l’agitation et la connexion à l’espace commun.

Guggenheim Museum, Upper East Side, New York @emmanuellevalenti "Collage photographique au musée », 2016

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